La vitamine D : un nouvel anti-âge

Les études sur la vitamine D se succèdent mais ne se ressemblent pas. Un lien entre le déficit en vitamine D et de très nombreuses maladies a déjà été retrouvé, notamment les maladies cardiovasculaires, le cancer ou l'hypertension. De nombreuses études ont observé le lien entre vitamine D et mortalité avec des résultats souvent convaincants, mais pas toujours. De plus il existe très peu de données d'intervention, c'est-à-dire dans lesquelles l'impact d'une supplémentation en vitamine D sur la mortalité est directement évalué.
Pour combler cette lacune, des chercheurs de l'université du Kansas ont décidé d'analyser le lien entre le déficit en vitamine D et la mortalité mais aussi l'impact d'une supplémentation sur une très large cohorte, soit 10 899 personnes âgées de 58 ans en moyenne.
Le suivi des patients et l'analyse des données révèlent que le taux de vitamine D moyen est de 24 ng/mL, une valeur faible, et que 70,3% des individus sont en déficit. Plus important, les résultats révèlent que le déficit en vitamine D est un facteur très fort du risque de mortalité, toutes causes confondues : les personnes qui manquent de vitamine D ont 164% plus de chances de mourir que celles qui n'en manquent pas. Et inversement, les personnes qui prennent un complément alimentaire de vitamine D ont un taux de survie supérieur de 61%.
Les auteurs soulignent qu'il s'agit de résultats très forts sur le plan statistique, même en tenant compte des éventuels facteurs confondants connus et pensent savoir pourquoi certaines études ne montrent pas de bénéfices de la vitamine D sur la mortalité. Ils déclarent : "Il est possible que le manque de résultats observé dans ces études résulte de niveaux trop faibles de supplémentation. Beaucoup d'études précédentes ont utilisé des doses recommandées (400 à 800 UI par jour) qui ne sont probablement pas suffisantes pour maintenir des taux de vitamine D optimums. Des doses plus adéquates seraient au moins de 1000 à 2000 UI par jour."
Cette nouvelle étude remet donc la vitamine D dans nos placards mais attention, si une dose trop faible est inefficace, une dose trop élevée peut être dangereuse.
Référence : Vacek JL, Vanga SR, Good M, Lai SM, Lakkireddy D, Howard PA. Vitamin D deficiency and supplementation and relation to cardiovascular health. Am J Cardiol. 2012 Feb 1;109(3):359-63.

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